
Le vent est bel et bien en train de tourner pour les start-up. Elles ont levé un total de 2,2 milliards d’euros au cours du premier trimestre, soit deux fois moins d’argent qu’il y a un an (-56 % exactement), selon le décompte d’In Extenso Innovation Croissance et de l’Essec. Et pourtant, les opérations se sont multipliées, avec 274 collectes encore recensées (+16 % sur un an). D’où un ticket moyen ramené à 8 millions d’euros (2,6 fois moins que début 2022). Cette violente correction du capital-risque, à la sortie d’une année record, provient de l’assèchement des levées de fonds les plus importantes (celles à plus de 50 M€), elles-mêmes divisées par deux. En cause : « la disparition » des fonds d’investissement étrangers, notamment américains. Sans verser dans le catastrophisme, l’étude prévient « que le marché se régule et l’attentisme est de rigueur », entre investisseurs plus soucieux de rentabilité et des entrepreneurs peu enclins à se dévaluer. Dans ce contexte agité, certains tirent tout de même leur épingle du jeu, comme la deeptech (+20 %) ou l’énergie (transports inclus), désormais en tête des secteurs les plus attractifs. Au détriment de gloires passées, comme le logiciel (-86 %) ou la fintech (-83 %).
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